02 Déc

La peur, mon alliée

Lorsque la thématique de la peur est abordée dans mes séances de Coaching, je donne souvent l’exemple de Batman. Ce super-héros, appartenant à l’univers de D.C. Comics, utilise sa plus grande peur, les chauves souris, comme une force. Ce qui le différencie des autres ce n’est pas l’absence de peur, mais l’usage qu’il en fait.
La métaphore que j’utilise ensuite est celle de la personne qui veut traverser la route. Ce geste quotidien est selon moi un exemple intéressant de gestion de la peur car il nous amène à la question importante : à quoi me sert ma peur ?

Nous allons nous appuyer sur cet exemple afin d’identifier les différentes étapes entre l’envie de faire ou dire quelque chose  et la prise de décision, en passant bien sur par la(les) peur(s) que nous ressentons pour cette décision et ce que nous en faisons. Cet exemple fait parti de notre quotidien, de notre zone de confort, en effet, il semble évident que nous, adulte, si nous sommes en pleine possession de nos moyens, n’avons plus peur de traverser la route. Est-ce vraiment le cas ?

1. Quelle est mon intention ?
La première question à se poser.
Aller de l’autre côté de la rue en restant en bonne santé.

2. Qu’essaye de me « dire » ma peur ?
Lui donner l’espace pour qu’elle s’exprime plutôt que de l’étouffer.
Si je ne fais pas attention au feu tricolore et aux véhicules, je risque de me faire renverser.

3. Comment puis-je la rassurer ?
L’entendre c’est bien, l’écouter c’est mieux.
Je vérifie les feux et la circulation.
Tips du coach : Lui parler à haute voix.
Tips du client du coach : acheter des figurines pour représenter physiquement ses différentes émotions.

4. Je passe à l’action
Ma peur s’est calmée car je l’ai écoutée, je l’ai rassurée donc je peux passer à l’action. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il manque un élément conscient ou inconscient, en fonction du risque et/ou de mes capacités, je creuse alors pour trouver ce qui coince ( l’instinct nous garde en bonne santé plus souvent qu’il n’y paraît ) ou bien je passe à l’action et m’ajusterai en fonction des événements.

Comme dit plus haut, on pourrait dire que traverser la route ne nous fait plus peur. Je répondrais que on est un con car je suis sur qu’il continue à regarder les feux ainsi qu’à gauche et a droite, en fonction de son pays, avant de traverser. Il a encore peur, mais c’est une peur qu’il connaît bien, donc sur l’échelle de sa peur, elle est classée entre 0 et 1 (0 étant aucune peur, 10 peur absolue, 11+ phobie).
Cet exemple est dans notre zone de confort car il s’agit d’une action qui est triviale. Triviale oui, mais qui est passée par une phase d’apprentissage qui a duré quelques temps : observez les enfants en bas age que l’on sensibilise au danger du passage piéton, cela ne se fait pas en 1 jour.
Tout en vous invitant à sélectionner en fonction de votre sécurité et de votre écologie – le propos de cet article n’est pas les phobies – je vous encourage à adopter une démarche similaire à celle que nous venons de suivre avec l’action traverser la route sur une future décision où vous ressentez une émotion telle que la peur vous empêcher d’oser.

Si vous n’arrivez pas à entendre votre peur, votre corps peut vous aider

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