06 Jan

Three letters from Teddy

Qu’est-ce qu’un Sponsor

J’ai d√©couvert ce texte dans le livre de Robert Dilts, √ätre Coach. Un livre que je recommande d’ailleurs √† tous mes confr√®res ou, de mani√®re g√©n√©rale, √† toutes les personnes travaillant dans l’accompagnement.

Il s’agit d’un extrait de A second helping of chicken soup or the soul(Healh Communications, Deerfields Beach, FL, 1995).

Son nom √©tait Mme Thompson. Le premier jour de la rentr√©e des classes, tandis qu’elle se tenait debout devant sa classe de C.M.2, elle dit aux enfants un mensonge. Comme la plupart des enseignants, elle regarda ses √©l√®ves et leur dit qu’elle les aimait tous pareil. C’√©tait cependant impossible car, √† la premi√®re rang√©e, effondr√©e sur son si√®ge, se trouvait un petit gar√ßon appel√© Teddy Stoddard. Mme Thompson avait surveill√© Teddy l’ann√©e pr√©c√©dente et elle avait remarqu√© qu’il ne jouait pas bien avec les autres enfants, que ses v√™tements √©taient en d√©sordre et qu’il avait constamment besoin d’un bain. De plus, Teddy pouvait √™tre d√©sagr√©able. Il en arriva √† un point o√Ļ Mme Thompson prenait un r√©el plaisir √† faire des remarques sur ses devoirs avec un gros stylo rouge, faisant des grands « X » et en mettant ensuite un gros « 0 » tout en haut de ses devoirs.

√Ä l’√©cole o√Ļ Mme Thompson enseignait, il lui √©tait demand√© d’examiner les anciens carnets de notes de chaque enfant et elle repoussa ceux de Teddy jusqu’au dernier moment. Toutefois, quelle ne fut pas sa surprise en examinant son dossier. Le ma√ģtre de C.P. avait √©crit « Teddy est un enfant √©veill√©, toujours pr√™t √† rire. Il fait ses devoirs consciencieusement et est poli … c’est une joie de l’avoir parmi nous ». Celui de C.E.1 avait √©crit « Teddy est un excellent √©l√®ve, appr√©ci√© de ses camarades d’√©cole, mais il est inquiet car sa m√®re a une maladie mortelle et la vie √† la maison doit √™tre dure. ». Sa ma√ģtresse de C.E.2 avait not√©  » La mort de sa m√®re a √©t√© dure pour lui. Il essaie de faire de son mieux mais son p√®re ne montre pas beaucoup d’int√©r√™t, la vie √† la maison va vite l’affecter si rien n’est fait √† ce sujet. ». Enfin la ma√ģtresse de C.M.1 √©civit « Teddy est distant et ne montre pas beaucoup d’inter√™t en classe. Il n’a pas beaucoup d’amis et s’endort parfois en classe. ».

D√®s lors, Mme Thompson r√©alisa le probl√®me et eut honte d’elle-m√™me. Elle se sentit encore plus mal lorsque ses √©l√®ves lui apport√®rent des cadeaux √† No√ęl, joliment emball√©s avec de superbes rubans et du beau papier, sauf celui de Teddy. Son cadeau √† lui √©tait emball√© gauchement d’un papier marron grossier qu’il avait r√©cup√©r√© d’un sac de course. Mme Thompson avait de la peine √† l’ouvrir au milieu des autres cadeaux. Certains des √©l√®ves commenc√®rent √† rire lorsqu’elle d√©couvrit un bracelet de diamants fantaisies avec quelques pierres manquantes et une bouteille au quart plein de parfum. Mais elle fit taire les rires des enfants en s’exclamant √† quel point le bracelet √©tait joli, le mettant √† son poignet, puis √©talant quelques gouttes de parfum sur l’autre. Teddy Stoddard resta ce jour-l√† un peu plus tard √† l’√©cole, juste suffisamment pour avoir le temps de lui dire « Mme Thompson, aujourd’hui, vous sentez comme ma maman. ».

Apr√®s que les enfants furent partis, elle pleura pendant une bonne heure. Ce m√™me jour, elle cessa d’enseigner la lecture, l’√©criture et l’arithm√©tique. √Ä la place, elle commen√ßa √† enseigner les enfants. Mme Thompson fit particuli√®rement attention √† Teddy. Tandis qu’elle travaillait avec lui, l’esprit de Teddy semblait s’√©veiller de nouveau. Le plus elle l’encourageait, le plus rapidement il r√©pondait. √Ä la fin de l’ann√©e, Teddy √©tait devenu un de ses enfants les plus vifs de la classe et malgr√© son mensonge en disant qu’elle aimerait pareillement tous les enfants, Teddy √©tait devenu son « favori ».

Un an plus tard, elle trouva un mot sous sa porte, de lal part de Teddy, lui disant qu’ele restait la meilleure enseignante qu’il ait eu de toute sa vie.

Six ann√©e s’√©coul√®rent avant qu’elle ne re√ßoive un autre mot de Teddy. Il racontait alors qu’il avait termin√© le secondaire troisi√®me de sa classe et qu’elle √©tait toujours la meilleure enseignante qu’il ait eu de toute sa vie.

Quatre ans plus tard, elle re√ßut une autre lettre disant que m√™me si les choses avaient √©t√© parfois rudes, il continuait les cours, s’agrippait et terminerait bient√īt le coll√®ge avec es honneurs les plus √©lev√©s. Il assura Mme Thompson qu’elle √©tait toujours la meilleure enseignante et sa pr√©f√©r√©e qu’il ait eue de toute sa vie. Puis quatre ann√©es pass√®rent et une lettre encore arriva. Cette fois-ci, il expliquait qu’apr√®s avoir re√ßu sa licence, il avait d√©cid√© de continuer encore un peu. La lettre disait qu’elle √©tait toujours la meilleure enseignante et sa pr√©f√©r√©e qu’il ait jamais eue. Mais maintenant son nom √©tait un peu plus long, la lettre √©tait sign√© Th√©odore F. Stoddard MD.

L’histoire ne s’arr√™te pas l√†. Voyez-vous, il y eut encore une autre lettre ce printemps-l√†. Teddy y racontait qu’il avait rencontr√© une fille et qu’ils allaient bient√īt se marier. Il expliquait que son p√®re √©tait mort deux ans plus t√īt et il se demandait si Mme Thompson accepterait de prendre la place normalement r√©serv√©e √† la m√®re du mari√©.

Bien s√Ľr, Mme Thompson accepta. De plus, devinez quoi ? Elle porta le bracelet, celui auquel il manquait plusieurs pierres. De m√™me elle s’assura de mettre le parfum qui, dans le souvenir de Teddy, √©tait celui que sa m√®re portait √† l’occasion de leur dernier No√ęl ensemble.

Ils se serr√®rent dans les bras l’un de l’autre et le Dr. Stoddard murmura dans l’oreille de Mme Thompson : « Merci Mme Thompson d’avoir cru en moi. Mille fois merci pour m’avoir fait me sentir important et montr√© que je pouvais faire une diff√©rence ».

Mme Thompson, les larmes aux yeux, lui murmura en retour : « Teddy, tu as tout faux. C’est toi qui m’as appris que je pouvais faire une diff√©rence. Je ne savais pas comment enseigner jusqu’√† ce que je te rencontre ».

J’aimerais d√©dicacer ce texte √† :

  • M. Abitbol, professeur agr√©g√© de math√©matiques, √©l√®ve de l’√©l√®ve d’Albert Einstein, le meilleur professeur que j’ai jamais eu de toute ma vie. Merci pour tout, m√™me si je n’ai pas eu un parcours aussi brillant que Teddy, toutefois, je vous dois beaucoup. Vos s√©ries d’exercices restent grav√©es dans ma m√©moire. Merci.
  • Mes clients. √Ĭ†chaque s√©ance, j’apprends et je suis un meilleur Coach √† chaque rencontre. Merci.

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