Quand le corps fait grêve

Quand le corps fait grêve

Quand le corps fait grêve

En coaching, nous nous appuyons sur trois batteries afin d’avoir une vision d’ensemble de la situation de notre client :

  • la batterie mentale
  • la batterie émotionnelle
  • la batterie physique

Son retour sur celles-ci nous permet de savoir concrètement où notre client se situe sur le triptyque tête, cœur, corps.
J’aime particulièrement cette image de batterie qui nous fait penser à une pile. Nous l’utilisons quotidiennement, comme lorsque nous disons que nous sommes à plat par exemple. Dans cet article, nous nous intéresserons à comment nos batteries tirent profit les unes des autres.
Nous commencerons par évoquer la séance qui est à l’origine de cet article, puis nous regarderons plus en détail les batteries et leurs interactions enfin, pour finir, nous étudierons des pistes concrètes pour un meilleur équilibrage de celles-ci et comment peut-on s’assurer de leur bonne charge.

Je revois Samantha pour sa deuxième séance de coaching, elle a osé dire non et s’est confrontée à son responsable hiérarchique. Elle le vit bien intérieurement mais se plaint de douleurs au niveau de la nuque et du dos. Devant cette contradiction, je lui propose un exercice qui s’appuie sur les trois batteries. Sur le plan mental, il y a clairement une satisfaction qui s’oppose à de l’inconfort émotionnel. Les deux n’arrivant pas à se mettre d’accord, ils ont tout simplement coupé toute communication et passent par le corps pour échanger. A priori, ce dernier n’en peut plus et a décidé de faire comprendre violemment aux deux autres son mécontentement. J’ai l’image de deux amis se faisant la tête et qui passent par une tierce personne pour communiquer, je lui en fais part ce qui provoque une réaction laissant penser que ça fait sens pour elle. Cela a permis de débloquer des choses en elle et nous avons pu travailler le lien qui a été rompu entre ses batteries mentale et émotionnelle.
Examinons de plus près l’alignement tête/cœur/corps.

Les trois indicateurs tête, cœur et corps sont évoqués depuis le début de ce texte sans que nous ayons vraiment vu le lien qu’ils ont entre eux. Regardons maintenant comment ces trois éléments interagissent grâce à un exemple. Un marathonien, épuise sa batterie physique bien avant de passer la ligne d’arrivée, où trouve-t-il la force pour continuer à avancer ? Dans sa rage de vaincre ? Dans la confiance acquise lors de son entraînement ? Dans la joie de pratiquer sa passion ? Il m’est impossible de donner une réponse générale précise, mais je peux émettre l’hypothèse que cette énergie vient de son mental et/ou de ses émotions.
Je pense que tout le monde est ce marathonien plus ou moins consciemment, en particulier dans des situations d’urgence. Avoir conscience de ce phénomène et le faire intentionnellement ne peut qu’être bénéfique, c’est parce qu’il sait qu’il peut le faire et qu’il l’a pratiqué que le marathonien va au bout de sa course.
Pour revenir à Samantha, un lien a été brisé, ce qui provoque un déséquilibre qui semble être un premier pas sérieux vers un burnout.
Comment s’assurer d’un bon équilibre et être à l’écoute de notre Moi dans sa globalité ? C’est ce que nous allons voir par la suite.

Je n’ai malheureusement pas encore de solutions miracles efficaces à long terme et applicables à tous. Cette prise de conscience demande du temps, elle est souvent inconfortable au début et est suffisamment difficile pour ne pas systématiquement être trouvée et mise en application toute seule. Je peux cependant citer quelques pistes de réflexions :S’appuyer sur ses talents pour se recharger.A condition de les connaître, on se fatigue moins vite et on reprend des forces quand on s’appuie sur ses talents. Un peu comme à l’école où l’on apprend plus facilement une matière dans laquelle on se sent à l’aise. Se servir de lui, même dans des situations inconfortables pour gagner en efficacité.Prendre du reculPlus on a la tête sous l’eau et plus on va avoir tendance à faire ce qui nous rassure, dans un cadre où l’on se sent à l’aise. Différemment formulé, faire comme on a l’habitude de faire et alors même que c’est le comportement qui nous a mis dans une situation délicate.
Sortir la tête de l’eau, respirer et regarder la situation posément.Écouter ce que l’on a l’habitude de ne pas entendreSortir de sa zone de confort afin de développer sa puissance en redevenant complet. Écouter ses émotions quand on a l’habitude de tout intellectualiser. Se poser un instant et faire un programme de la journée alors qu’on a l’habitude de foncer tête baissée en improvisant. Le principe suggéré n’est pas de se couper de ses forces mais d’explorer les possibles afin d’élargir le champ de ses capacités.

Tout ce que ce qui a été évoqué jusqu’ici me permet, dans ma posture de coach, d’utiliser d’avantage les informations apportées par le client, voire d’aller les chercher car cela apporte une matière précieuse avec laquelle le client peut travailler ; travail qui lui permet de mieux se connaître et d’utiliser des ressources présentes inexploitées jusque-là.
Ma tête, mon cœur et mon corps communiquent, en prendre conscience et utiliser intentionnellement cet atout au quotidien m’aide à développer ma puissance.
Je me propose de vous accompagner dans ce sens. Il vous suffit de me contacter afin que l’on détermine ensemble la meilleure approche pour que vous y parveniez.

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